Tes silences sont mes cris
Regarde-moi et oublie
Que ta présence est une absence
Qui me hante, jamais ne fuit
Tes silences sont mes nuits
Mais reviens sur terre, l'insomnie
Ma gagne tandis que l'enfance
Sur ton visage ne se lit
Tu es pourtant ma chérie
Celle que je soigne encore au lit
Mais tes yeux, pleins d'indifférence
Reflètent bien mon impuissance
J'ai pourtant souhaité t'avoir
Et lorque je t'ai eue
Je fus dénuée de pouvoirs
Mais le vouloir a survécu
Je purge à présent une peine
Celle de l'amour, ma chaîne
Et tu continues de hurler
Tes silences m'entraînent
Vers l'abîme du rejet
Vers une espérance vaine
Je voudrais seulement t'aider
Les mamans s'oublient quand elles aiment...
Et l'artichaut à la crème!
Moi qui ne sais le préparer,
Je goûte le répit que tu sèmes
Quand tu dégustes ce mets!
Ton regard s'illumine
Et tu souris, ta bonne mine
Me rend tellement fière de toi
Que je m'éclipse, c'est le signe
Que le combat n'est pas fini
Qu'au-delà de la maladie
Tu peux survivre, toi
Avec des silences pour cris.
(mais aussi à leurs proches)
et à celles et ceux qui étaient
présents ce jour-là, pour
écouter l'histoire de "Daphnée"
