A "Daphnée"


Tes silences sont mes cris
Regarde-moi et oublie
Que ta présence est une absence
Qui me hante, jamais ne fuit

Tes silences sont mes nuits
Mais reviens sur terre, l'insomnie
Ma gagne tandis que l'enfance
Sur ton visage ne se lit

Tu
es pourtant ma chérie
Celle que je soigne encore au lit
M
ais tes yeux, pleins d'indifférence
Re
flètent bien mon impuissance

J'
ai pourtant souhaité t'avoir
Et lorque je t'ai eue
Je fus dénuée de pouvoirs
M
ais le vouloir a survécu

Je purge à présent une peine
Celle de l'amour, ma chaîne
Et tu continues de hurler
Tes silences m'entrnent

Ve
rs l'abîme du rejet
V
ers une espérance vaine
Je voudrais seulement t'aider
Les mamans s'oublient quand elles aiment...

Et l'artichaut à la crème!
Moi qui ne sais le préparer,
Je goûte le répit que tu sèmes
Quand tu dégustes ce mets!

Ton regard s'illumine
Et tu souris, ta bonne mine
M
e rend tellement fière de toi
Que je mclipse, c'est le signe

Que le combat n'est pas fini
Qu'au-de de la maladie
T
u peux survivre, toi
Avec des silences pour cris.


Pierre-Benoît

à ceux qui souffrent d'autisme
(mais aussi à leurs proches)
et à celles et ceux qui étaient
présents ce jour-là, pour
écouter l'histoire de "Daphnée"
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# Posté le vendredi 30 juin 2006 09:27

Modifié le dimanche 02 juillet 2006 09:11

Le grand ami de tout le monde, mais le petit ami de personne...

}[ Le grand ami ]{


Il est le grand ami de tout le monde
Toujours prêt à aider, à souffrir
A rire, à plaisanter, un peu moins
Peut-on le prendre au sérieux finalement?
Il est un grand ami
Par la taille, par le coeur
A l'heure du soutien, de l'écoute
Il répond présent quoiqu'il en coûte
Il a besoin des autres
Pour vivre et s'épanouir
Ses risques l'enrichissent
Et sa joie n'est qu'apparence
Elle s'apparente au contentement
D'
un joyeux pessimiste
Qui voudrait donner à l'infini
Et recevoir au moins la moitié
Au moins l'amit est là
L'amour ne subsiste pas!
Attendre ou chercher?
Etre opportuniste, tenter
Sa maturité l'autorise à cela
Se relever est perpétuel
L'indifférence gagne son être
Pourtant son âme, son intellect
Prennent des coups dissimulés
Mais révélés par son regard
-Profond et déstabilisant mystère-
Sa personnalité veut cependant
Toujours l'altruisme et lorsqu'on l'aide
-Paradoxe incessant- :
"Ne m'aidez pas, je vous aime..."
Il est le grand ami de tout le monde
Mais le petit ami de personne
Sans s'attarder sur cette idée
Il continue, il donne
Autant que faire se peut
Il fait la part des choses,
Tellement, que les deux feux
Veulent sa tête et son corps
Un autre objectif : une neutre objectivité
Des écrits non censurés mais suggérant
Qu'il faut suggérer et soupeser
Les avis des amis
Sans prendre parti ni poudre d'escampette
Mais surtout sans ultrasensibilité
Il espère son heure
Il souhaite sa renaissance
Après avoir été incompris, la jouissance
Est provoquée mais ne vient pas
Sur ses pas marche une ombre
Maudits soient ses soldats
Elle abat ses cartes
Et révèle le triste schéma :
*Il est le grand ami de tout le monde
Et le petit ami de personne
*
Mais pourquoi est-ce si triste?...

*merci à Valentin pour cette citation
Pierre-Benoît


ce texte est largement inspiré par ma propre (in)expérience
mais il est également dédié à tous ces grands amis...
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# Posté le samedi 01 juillet 2006 05:07

Modifié le dimanche 02 juillet 2006 09:17

Besoin d'autre chose, envie d'une seule chose... (clin d'oeil à Ramolo)

Besoin d'autre chose, envie d'une seule chose
L'amour rouge passion, avec bouquets de roses
Un couple, un désir, une originalité
Se sentir revivre dans la sensualité
Se sortir de ce gouffre qu'est le fatalisme
Et profiter à deux : ce n'est pas l'égoïsme
Vouloir juste un répit dans la triste habitude
Des tortures d'esprit -pathétique attitude-
Et connaître celles du coeur -belle souffrance-
Partager le rêve réaliste : Romance
Avec le soupçon de l'étincelle amoureuse
La virevoltante et folle, la dangereuse
Simplement goûter à des purs moments exquis
Au lieu d'endurer chaque jour les calomnies
Partir ensemble mais sans quitter cette terre
Souffrir l'amour, le désir, et en être fier
Se lever chaque matin, regardant le ciel
Et y apercevoir ce que tant d'autres appellent
Savoir que chaque moment est inestimable
Surtout aux cotés de l'autre, si admirable
Etre redevable d'un bonheur si intense
Qu'à la vie et à la mort on donne un vrai sens
J'aime, mais l'objet tarde à se faire connaître
Quoiqu'il en soit un feu brûle déjà mon être
Il est vrai que l'amitié n'a rien de morose
Mais j'ai juste une envie, un besoin d'autre chose!


INSomnIAC D'ReamER
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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 09:47

Modifié le lundi 03 juillet 2006 14:58

Faiblesse

Ce poème a été semblable à une prémonition. En effet, c'est étrange comme les choses peuvent être valables bien après qu'elles aient été (res)senties... En l'occurence, ici, c'est environ deux mois et demi après leur énonciation que ses vers ont pris toute leur ampleur...
Mais je les avais écris initialement lorsque j'appréhendais les conséquences de ma première déclaration... T'en souviens-tu?


Faiblesse
(7 avril 2006)


Je suis venu, j'ai vu et j'ai été vaincu
Non pas que j'ai cru pouvoir m'octroyer mon dû
Mais un sentiment me met à présent à nu
Celui de la déception, des espoirs perdus



C'est un ange par hasard qui, venant me voir,
Attisa le feu qui brûle matin et soir
Ses intentions? Pouvoir se voir dans un miroir
C'est ce que je fis, me heurtant à son regard



Non pas déstabilisant, mais profond, songeur
Perdu dans les brumes d'un souvenir rêveur
Ou d'une pensée s'égarant, trouvant l'ailleurs
Quoiqu'il en soit mon coeur a retrouvé chaleur



Tout rêve a une fin, une réalité
Tout plaisir a une faim, est déraisonné
Pourquoi toujours vouloir transformer l'amitié?
Je ne le sais mais j'ai cru devoir succomber



Ange, écoute-moi et pardonne ma conduite
Pardonne l'erreur, ma facilité gratuite
Je veux qu'à toi et moi il y ait une suite
Bien qu'étant venu, ayant vu, et pris la fuite...

iNsOmNiAc D'rEaMeR
Faiblesse

# Posté le dimanche 02 juillet 2006 10:37

Modifié le lundi 03 juillet 2006 15:05

Sonnet qui fait sonner le glas

Sonnet qui fait sonner le glas
Fatal
(7 avril 2006)


L'amour est source de bonheur mais meurtrier
Surtout quand un coeur bat sans réciprocité
Lorsque des sentiments ne sont pas partagés
La balance penche assurément d'un coté


L'amour peut être également entéléchie
Accomplissement total et mortel d'envie
Lorsque de félicité il passe à détresse
La fatalité mène aux abîmes d'ivresse


Car l'amour à l'extrême est un désir de mort
Entre suicide et meurtre, un intime rapport
Lorsque l'esprit ne porte plus le poids du coeur

La passion consume donc les ruines de l'être
Qui s'évaporent dans un monde sans douleur
Et reposent en paix où le remords ne pénètre.


GLOOMY
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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 13:47

Modifié le lundi 03 juillet 2006 15:00